Le Capim Dourado

Le capim dourado est une plante brésilienne dont les fines tiges ont une couleur naturellement dorée. Son nom signifie « herbe dorée » en portugais ; ses reflets lui ont aussi valu le surnom d’or végétal. Dans le Jalapão, au cœur du Brésil, les artisans transforment cette matière légère en bijoux et en objets, grâce à un savoir-faire transmis de génération en génération.

De la plante au bijou, découvrez ce qui rend le capim dourado si singulier : son origine, sa récolte, le travail des artisans et les gestes simples pour en prendre soin.

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Une plante naturellement dorée

Le doré du capim dourado appartient à la plante elle-même : les tiges ne sont ni peintes ni teintées pour obtenir cette couleur. Assemblées, elles dessinent de fines lignes lumineuses qui donnent aux bijoux leur texture et leurs reflets caractéristiques.

Le surnom « or végétal » décrit l'apparence du Capim Dourado : cette matière n'est pas de l'or métallique. Certains bijoux peuvent toutefois comporter des éléments en métal, notamment pour les attaches, les fermoirs ou les armatures.

Son nom scientifique est Syngonanthus nitens. Malgré son nom d’« herbe dorée », cette plante appartient à la famille des Eriocaulaceae. Les artisans utilisent ses tiges florales : ce sont les longues tiges qui portent les petites fleurs, au-dessus des feuilles réunies près du sol.

Cette matière se prête aussi bien aux lignes épurées qu’aux formes plus travaillées. Elle peut se porter seule ou s’associer à des pierres naturelles, des perles et d’autres éléments, selon le modèle.

Le Jalapão, terre de savoir-faire

Dans l’État du Tocantins, le Jalapão est l’un des berceaux de l’artisanat du capim dourado. La plante pousse dans les champs humides du Cerrado, la vaste région de savanes du Brésil, notamment à proximité des veredas, où se dressent les palmiers buriti.

Paysage naturel du Cerrado dans le Jalapão, au Brésil

L’histoire de cet artisanat est étroitement liée à Mumbuca, une communauté quilombola du Jalapão. Le travail du capim dourado s’y transmet entre générations et occupe une place importante dans la vie locale. Au fil du temps, les gestes hérités des anciens se sont enrichis de nouvelles formes, des objets du quotidien aux bijoux.

Chaque création témoigne de ce savoir-faire : choisir les tiges, les réunir, dessiner une courbe, maintenir une forme. Derrière la légèreté d’un bijou, il y a un travail patient et précis.

De la récolte au bijou

1. Récolter les tiges à maturité

Récoltant portant une botte de Capim Dourado dans un champ au Brésil

Le capim dourado est récolté lorsque ses tiges sont mûres, sèches et dorées. Leur couleur est donc déjà présente dans les champs. Les têtes qui contiennent les graines sont séparées des tiges et laissées sur le lieu de récolte pour favoriser le renouvellement de la plante.

2. Sélectionner et préparer la matière

Après la récolte, les tiges sont réunies en bottes et triées pour retenir celles qui conviennent au travail artisanal. Leur finesse, leur souplesse et leur régularité comptent dans la réalisation d’un motif : une petite courbe délicate et une pièce plus volumineuse ne demandent pas le même assemblage.

3. Mettre en forme et assembler les tiges

Artisane brésilienne assemblant à la main une création en Capim Dourado

Les artisans réunissent les tiges en petits faisceaux, puis les courbent, les enroulent ou les entrelacent selon le motif recherché. Dans la technique traditionnelle, elles sont cousues avec une fibre issue des jeunes feuilles du palmier buriti, appelée « soie de buriti ». Les points maintiennent les tiges ensemble à mesure que la forme se construit.

Certains montages comportent aussi une fine armature métallique, dissimulée au cœur de l’assemblage, pour aider le bijou à garder sa forme.

Cercles entrelacés, torsades, boules tressées ou lignes concentriques : la même matière permet de créer des bijoux très différents. Le mot « tressage » évoque bien cet artisanat, mais la couture et l’assemblage jouent eux aussi un rôle essentiel.

4. Apporter les finitions

La pièce en capim dourado est ensuite assemblée avec les autres éléments du bijou : attaches, fermoirs, chaînes, perles ou pierres naturelles. Ces associations donnent à chaque modèle son caractère, du bijou discret à la pièce plus affirmée.

De légères nuances de teinte, de forme ou de tressage peuvent apparaître d’une création à l’autre. Elles font partie du charme d’une matière naturelle travaillée à la main.

Une ressource à préserver, un artisanat à transmettre

La récolte du capim dourado fait l’objet d’un encadrement destiné à préserver la plante et à faire vivre durablement cet artisanat. Au Tocantins, la loi de 2019 consacrée au capim dourado et au buriti prévoit une période de récolte du 20 septembre au 30 novembre, lorsque les tiges sont arrivées à maturité.

Les pratiques de collecte prévoient de laisser les graines sur place et de préserver la base de la plante dans le sol. Ces gestes favorisent son renouvellement et permettent de continuer à travailler cette ressource au fil des saisons.

Cet artisanat relie ainsi la connaissance de la plante, la préservation de son milieu et l’activité des communautés locales. Les travaux menés avec les artisans et les chercheurs éclairent ces pratiques et leur rôle dans la conservation de la ressource.

Choisir une création en capim dourado, c’est aussi apprécier une matière végétale pour sa beauté naturelle et donner une place à un savoir-faire qui se transmet par le geste.

Choisir son bijou en capim dourado

Le capim dourado séduit par ses reflets chauds et sa légèreté. Il permet de porter des formes généreuses sans que la matière végétale pèse beaucoup. Le poids du bijou dépend néanmoins de sa taille et des autres éléments qui le composent : certains modèles ornés de plusieurs pierres naturelles sont, par exemple, plus lourds que des créations réalisées principalement en capim dourado.

Pour choisir le vôtre, laissez-vous guider par les formes que vous aimez : des lignes fines pour une touche discrète, des volumes plus présents pour souligner une tenue, ou des pierres pour apporter de la couleur. Le doré se marie aussi bien aux tons naturels qu’aux couleurs profondes.

Chez Auri Nativa, plusieurs collections permettent de découvrir ces variations :

Nos bijoux sont fabriqués à la main au Brésil et expédiés depuis la France.

Comment entretenir un bijou en capim dourado ?

Quelques gestes simples aident à préserver l’éclat et la forme de votre bijou :

  • Évitez le contact prolongé avec l’eau, les parfums, les crèmes, les produits cosmétiques et les produits ménagers.
  • Nettoyez-le délicatement avec un chiffon doux et sec.
  • Conservez-le dans un endroit sec, à l’abri de l’humidité et de la lumière directe.
  • Rangez-le sans le plier, le tirer ni l’écraser, de préférence séparément des autres bijoux.

S’il a été mouillé, tamponnez-le doucement avec un chiffon sec, puis laissez-le sécher à l’air libre avant de le ranger. N’utilisez ni sèche-cheveux ni radiateur pour accélérer le séchage, et évitez les produits de nettoyage pour métaux sur la partie végétale.

Avec un entretien attentif, vous mettez toutes les chances de votre côté pour profiter longtemps de votre bijou. Sa tenue au fil des années dépend notamment de la fréquence à laquelle vous le portez et du soin que vous lui apportez.

Pour vos questions pratiques sur les bijoux, les commandes ou la livraison, consultez la FAQ Auri Nativa. Et si vous hésitez entre deux modèles, écrivez-nous : nous vous aiderons avec plaisir à choisir.